vendredi 16 janvier 2009

1. La complainte de Rutebeuf

Rutebeuf est le représentant le plus brillant de la satire au Moyen Age. De sa vie on ne sait pas grand chose; Nait sans doute en Champagne vers 1230, on sait qu'il vécut à Paris une vie de misère causée par sa passion du jeu.


Après avoir hanté les tavernes, composé des contes licencieux et blasonné les gens d'église, il se convertit et prêche même la Croisade. Il chante les louanges de Notre-Dame pour le salut de son âme.
Il loue aujourd'hui ce qu'il blâmait hier, au gré de la mode et de son caprice.

C'est le poète populaire par excellence; il traite de l'actualité et la met en chansons, avec beaucoup d'esprit et de rudesse. Rutebeuf meurt vers 1285.

La complainte de Rutebeuf


Que sont mes amis devenus
Que j'avais de si près tenus
Et tant aimés
Ils ont été trop clairsemés
Je crois le vent les a ôtés
L'amour est morte
Ce sont amis que vent me porte
Et il ventait devant ma porte
Les emporta

Avec le temps qu'arbre défeuille
Quand il ne reste en branche feuille
Qui n'aille à terre
Avec pauvreté qui m'atterre
Qui de partout me fait la guerre
Au temps d'hiver
Ne convient pas que vous raconte
Comment je me suis mis à honte
En quelle manière

Que sont mes amis devenus
Que j'avais de si près tenus
Et tant aimés
Ils ont été trop clairsemés
Je crois le vent les a ôtés
L'amour est morte
Le mal ne sait pas seul venir
Tout ce qui m'était à venir
M'est advenu

Pauvre sens et pauvre mémoire
M'a Dieu donné, le roi de gloire
Et pauvre rente
Et droit au cul quand bise vente
Le vent me vient, le vent m'évente
L'amour est morte
Ce sont amis que vent emporte
Et il ventait devant ma porte
Les emporta






2 commentaires:

  1. Jadis, ces pages etaient difficiles a comprendre pour moi, une nonnative du francais.

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